L’annĂ©e 2025 s’achève sur une note de rĂ©silience pour le marchĂ© de la pierre-papier, et plus particulièrement pour les vĂ©hicules thĂ©matiques. Alors que nous entrons de plain-pied dans l’annĂ©e 2026, la publication du rapport trimestriel du 4ᵉ trimestre 2025 de la SCPI Primovie offre une lecture analytique prĂ©cieuse sur la santĂ© des actifs liĂ©s Ă l’immobilier de santĂ© et de l’Ă©ducation. Dans un contexte macroĂ©conomique marquĂ© par une stabilisation des taux et des ajustements de valeurs d’actifs, Primovie, gĂ©rĂ©e par Praemia REIM France, dĂ©montre une capacitĂ© d’adaptation notable. La stratĂ©gie de recentrage sur les fondamentaux de la santĂ© et la gestion proactive de la liquiditĂ© deviennent les piliers de cette nouvelle phase de croissance.
Le secteur de la santĂ©, portĂ© par des tendances dĂ©mographiques structurelles telles que le vieillissement de la population en Europe, continue d’offrir une visibilitĂ© locative rare. Avec un patrimoine qui s’Ă©tend dĂ©sormais sur 301 actifs, la SCPI a su maintenir un taux de recouvrement des loyers proche de la perfection, illustrant la soliditĂ© de ses locataires, qu’il s’agisse de cliniques, d’EHPAD ou de centres de recherche. Cette performance opĂ©rationnelle se traduit par une distribution qui respecte les engagements pris envers les associĂ©s, malgrĂ© les vents contraires qui ont pu affecter l’immobilier tertiaire plus classique. L’analyse dĂ©taillĂ©e des chiffres du dernier trimestre 2025 permet de mieux comprendre comment Primovie prĂ©pare son avenir pour 2026.
💰 En bref : les chiffres clés du T4 2025
- 📉 Rendement annuel 2025 : 4,04 % brut.
- 💶 Distribution au T4 : 2,71 € par part.
- 🏥 Part de l’immobilier de santĂ© : 78,2 % du patrimoine.
- đź“‘ Taux d’occupation financier (TOF) : 94,7 %.
- 🏗️ Nombre d’actifs en portefeuille : 301 unitĂ©s.
- 🏢 Prix de souscription maintenu : 164 €.
- 🔄 Fonds de remboursement créé : 15 millions d’euros pour la liquiditĂ©.
- ⏳ Durée moyenne ferme des baux : 9,52 ans.
L’analyse des rendements et de la distribution de la SCPI Primovie au terme de l’exercice 2025
La question de la performance financière est au cĹ“ur des prĂ©occupations des Ă©pargnants en ce dĂ©but d’annĂ©e 2026. Pour le compte du 4ᵉ trimestre 2025, la SCPI Primovie a versĂ© une distribution de 2,71 € par part. Ce montant, ajoutĂ© aux versements des trimestres prĂ©cĂ©dents, porte la distribution brute totale pour l’annĂ©e 2025 Ă 7,48 € par part. Ce rĂ©sultat permet d’afficher un rendement annuel de 4,04 %. Si ce chiffre peut paraĂ®tre modeste en comparaison avec certaines jeunes SCPI sans frais, il tĂ©moigne d’une stabilitĂ© rassurante pour une capitalisation de cette envergure, surtout dans un environnement oĂą les actifs de bureaux ont subi de fortes corrections de valeur.
Le maintien de ce niveau de distribution repose sur une gestion locative rigoureuse. Prenons l’exemple d’un investisseur comme Jean, qui a diversifiĂ© son patrimoine il y a quelques annĂ©es en achetant des parts de Primovie pour prĂ©parer sa retraite. Pour lui, la rĂ©gularitĂ© du coupon est plus importante que la spĂ©culation sur le prix de la part. En 2025, la rĂ©gularitĂ© a Ă©tĂ© au rendez-vous. La sociĂ©tĂ© de gestion a su capter les loyers avec une efficacitĂ© de 99 %, ce qui est exceptionnel. Cette capacitĂ© Ă gĂ©nĂ©rer du cash-flow rĂ©current est la marque de fabrique des actifs de santĂ©, oĂą les baux sont souvent longs et les exploitants peu enclins Ă dĂ©mĂ©nager en raison de la spĂ©cificitĂ© technique des locaux.
Pour l’annĂ©e 2026, les prĂ©visions s’orientent vers une distribution de l’ordre de 7,20 € par part. Ce lĂ©ger ajustement s’explique par la volontĂ© de la gestion de rĂ©duire l’endettement et de lisser l’impact des vacances locatives sur la poche secondaire des bureaux. Il est d’ailleurs conseillĂ© de consulter des experts pour optimiser sa stratĂ©gie, notamment via le conseil et l’accompagnement spĂ©cialisĂ©. L’utilisation du report Ă nouveau (RAN) pourrait Ă©galement ĂŞtre sollicitĂ©e pour garantir cette stabilitĂ© du dividende, offrant ainsi une protection supplĂ©mentaire aux associĂ©s face aux alĂ©as du marchĂ©.
Enfin, il est intĂ©ressant de noter que la capitalisation de la SCPI reste massive, dĂ©passant les 4 milliards d’euros. Cette taille critique permet de mutualiser les risques locatifs de manière très efficace. MĂŞme si quelques libĂ©rations de locaux ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es au cours du trimestre (environ 12 000 m²), elles ont Ă©tĂ© compensĂ©es par la signature de nouveaux baux et la soliditĂ© des loyers perçus sur le bloc principal des cliniques et rĂ©sidences seniors. Cette dynamique confirme que le modèle de la SCPI de rendement spĂ©cialisĂ©e conserve toute sa pertinence dans une allocation patrimoniale Ă©quilibrĂ©e en 2026.

La résilience face à la volatilité des marchés immobiliers
La rĂ©silience n’est pas qu’un mot Ă la mode ; c’est une rĂ©alitĂ© statistique pour Primovie. Alors que de nombreux fonds immobiliers ont dĂ» dĂ©valuer massivement leurs actifs de bureaux, le patrimoine de santĂ© a montrĂ© une meilleure rĂ©sistance. Au second semestre 2025, la baisse de la valeur d’expertise globale n’a Ă©tĂ© que de 2,80 %, un chiffre bien infĂ©rieur aux baisses Ă deux chiffres observĂ©es sur le segment du bureau pur dans les quartiers d’affaires pĂ©riphĂ©riques. Cette performance relative s’explique par la raretĂ© des actifs de santĂ© de qualitĂ© et par l’indexation des loyers qui a continuĂ© de jouer son rĂ´le protecteur contre l’Ă©rosion monĂ©taire.
En analysant les donnĂ©es fournies par l’analyse de la SCPI Primovie en 2025, on s’aperçoit que la stratĂ©gie de diversification gĂ©ographique (France, Allemagne, Italie) a Ă©galement portĂ© ses fruits. En rĂ©partissant les risques sur diffĂ©rents systèmes de santĂ© europĂ©ens, la SCPI s’affranchit des risques purement nationaux. C’est cette vision paneuropĂ©enne qui permet aujourd’hui de maintenir un prix de souscription Ă 164 €, alors mĂŞme que la valeur de reconstitution s’Ă©tablit Ă 152,74 €. L’Ă©cart reste dans les limites rĂ©glementaires, ce qui Ă©vite pour l’instant une nouvelle baisse brutale du prix de la part, offrant une certaine sĂ©rĂ©nitĂ© aux dĂ©tenteurs actuels.
Une stratégie de gestion d’actifs recentrée sur l’immobilier de santé et d’éducation
Le portefeuille de Primovie au 31 dĂ©cembre 2025 se compose de 301 actifs immobiliers. La rĂ©partition sectorielle est claire : l’immobilier de santĂ© et le mĂ©dico-social dominent avec 78,2 % de la valeur vĂ©nale totale. Cette prĂ©pondĂ©rance est le fruit d’une sĂ©lection rigoureuse effectuĂ©e au fil des annĂ©es. En 2025, la SCPI n’a pas rĂ©alisĂ© de nouvelles acquisitions au quatrième trimestre, prĂ©fĂ©rant se concentrer sur l’optimisation de l’existant et la rĂ©alisation d’arbitrages stratĂ©giques. Cette pause dans les achats est une dĂ©cision prudente qui permet de prĂ©server la trĂ©sorerie et de se concentrer sur la rĂ©duction de la dette.
Deux cessions majeures ont marquĂ© la fin de l’exercice 2025. La première concerne une clinique spĂ©cialisĂ©e en ophtalmologie situĂ©e Ă Kiel, en Allemagne, vendue pour un montant de 16,42 millions d’euros. La seconde est une Ă©cole parisienne, cĂ©dĂ©e via une structure intermĂ©diaire. Ces arbitrages ne sont pas des signes de faiblesse, mais bien des outils de gestion dynamique. En vendant des actifs matures ou situĂ©s sur des segments moins stratĂ©giques, la SCPI dĂ©gage des liquiditĂ©s pour dĂ©sendetter le fonds. Cette stratĂ©gie de « nettoyage » du bilan est essentielle pour aborder 2026 avec un profil de risque plus dĂ©fensif.
L’investissement immobilier dans le secteur de l’Ă©ducation, bien que minoritaire, complète intelligemment le pĂ´le santĂ©. Les crèches et les Ă©coles privĂ©es bĂ©nĂ©ficient d’une demande constante, peu corrĂ©lĂ©e aux cycles Ă©conomiques classiques. En 2026, l’enjeu sera de maintenir ce haut niveau d’occupation tout en renĂ©gociant les baux arrivant Ă Ă©chĂ©ance. Avec une durĂ©e ferme moyenne des baux de 9,52 ans, la visibilitĂ© est excellente. Peu de secteurs peuvent se targuer d’engagements contractuels aussi longs, ce qui sĂ©curise les revenus futurs de la SCPI et renforce la confiance des investisseurs institutionnels et particuliers.
La gestion locative a Ă©galement Ă©tĂ© très active. Signer quatre nouveaux baux pour 407 m² peut sembler anecdotique au regard de la taille du fonds, mais c’est le signe d’une attention portĂ©e au moindre mètre carrĂ©. Ă€ l’inverse, les six libĂ©rations enregistrĂ©es (12 092 m²) concernent principalement des surfaces de bureaux. C’est ici que se situe le dĂ©fi majeur : transformer ou relouer ces espaces tertiaires pour qu’ils ne pèsent pas sur la performance globale. Le marchĂ© de l’immobilier tertiaire reste sĂ©lectif, et la SCPI travaille activement Ă rĂ©duire sa poche « bureaux » qui reprĂ©sente encore 16,6 % du patrimoine.
Focus sur le patrimoine européen et la diversification géographique
L’Allemagne demeure le deuxième marchĂ© de Primovie après la France. Le pays dispose d’une infrastructure de santĂ© très dĂ©veloppĂ©e, mais vieillissante, ce qui offre de nombreuses opportunitĂ©s de rĂ©novation et de gestion d’actifs. La cession de la clinique de Kiel montre que le marchĂ© outre-Rhin reste liquide pour les bons actifs. Pour un Ă©pargnant souhaitant diversifier son portefeuille, l’accès Ă ces marchĂ©s Ă©trangers via la SCPI est un atout majeur. Cela permet de bĂ©nĂ©ficier de conventions fiscales avantageuses sur les revenus de source Ă©trangère, optimisant ainsi le rendement net final.
En Italie et en Espagne, la SCPI possède Ă©galement des actifs de premier plan, notamment des cliniques chirurgicales et des maisons de retraite. Ces pays font face Ă des dĂ©fis dĂ©mographiques encore plus marquĂ©s que la France, garantissant une demande pĂ©renne pour les lits de soins de longue durĂ©e. La gestion de Praemia REIM France s’appuie sur des Ă©quipes locales pour comprendre les spĂ©cificitĂ©s rĂ©glementaires de chaque pays, un savoir-faire indispensable pour naviguer dans l’immobilier de santĂ© complexe. Cette expertise est souvent mise en avant lors de l’accès aux simulateurs SCPI pour projeter ses revenus futurs.
La maîtrise de la structure financière et les enjeux de la liquidité pour les associés
L’un des points les plus scrutĂ©s du rapport trimestriel de fin 2025 concerne la liquiditĂ©. Comme beaucoup de SCPI bancaires ou de grande taille, Primovie a dĂ» faire face Ă un volume de retraits plus important que par le passĂ©. Au 31 dĂ©cembre 2025, environ 1,35 million de parts Ă©taient en attente de retrait. Pour rĂ©pondre Ă cette situation et ne pas bloquer les associĂ©s souhaitant sortir, la sociĂ©tĂ© de gestion a mis en place un fonds de remboursement dotĂ© de 15 millions d’euros en dĂ©cembre 2025. Ce mĂ©canisme, bien que soumis Ă conditions, permet d’apporter une respiration nĂ©cessaire au marchĂ© secondaire.
L’endettement de la SCPI est un autre indicateur surveillĂ© de près. Selon la mĂ©thode de calcul de l’ASPIM, le ratio d’endettement s’Ă©tablit Ă 29,2 % de l’actif total au 31 dĂ©cembre 2025. Avec un effet de levier modĂ©rĂ© de 1,5, Primovie conserve une structure financière saine. L’objectif pour 2026 est de poursuivre la rĂ©duction de cette dette, notamment grâce au produit des cessions d’actifs de bureaux. Dans un monde oĂą les taux de financement sont plus Ă©levĂ©s qu’il y a trois ans, limiter l’exposition Ă la dette est une stratĂ©gie de bon sens qui prĂ©serve la rentabilitĂ© Ă long terme de l’investissement immobilier.
Il est crucial de comprendre que la liquiditĂ© d’une SCPI n’est jamais garantie, mais elle est gĂ©rĂ©e. La crĂ©ation du fonds de remboursement est un signal fort envoyĂ© au marchĂ© : la sociĂ©tĂ© de gestion prend ses responsabilitĂ©s pour fluidifier les Ă©changes. Pour les investisseurs qui entrent aujourd’hui, cette situation peut reprĂ©senter une opportunitĂ©, car elle oblige le fonds Ă ĂŞtre extrĂŞmement rigoureux dans sa sĂ©lection. Le marchĂ© des parts est aujourd’hui Ă©quilibrĂ© par des souscriptions qui compensent les retraits, stabilisant le nombre de parts totales Ă 25 668 824 unitĂ©s.
La structure de la dette est également optimisée. La majeure partie des emprunts est à taux fixe ou couverte par des instruments de protection contre la hausse des taux. Cela signifie que la remontée des taux directeurs de la BCE ces dernières années a eu un impact limité sur le coût de la dette de Primovie. Cette gestion prudente du passif est tout aussi importante que la gestion des actifs immobiliers. Elle permet de sécuriser le cash-flow nécessaire au versement des dividendes, même en période de turbulences financières mondiales.
Le rĂ´le du Conseil de Surveillance dans la gouvernance de la SCPI
La gouvernance joue un rĂ´le fondamental dans la confiance des associĂ©s. Le bulletin du T4 2025 annonce l’ouverture d’un appel Ă candidatures pour un poste au Conseil de Surveillance. Ce conseil, composĂ© d’associĂ©s Ă©lus, a pour mission de contrĂ´ler la gestion de la sociĂ©tĂ© de gestion et de donner son avis sur les grandes orientations stratĂ©giques. En 2026, les nouveaux membres devront se pencher sur les dossiers de cessions et sur la politique de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des bâtiments, un enjeu majeur pour maintenir la valeur du patrimoine.
La transparence est au cĹ“ur de cette gouvernance. Chaque trimestre, les experts Ă©valuent une partie du patrimoine pour s’assurer que le prix de la part reflète la rĂ©alitĂ© du marchĂ©. Le processus de dĂ©signation des experts immobiliers est encadrĂ© par l’AMF, garantissant une impartialitĂ© totale. Pour l’associĂ©, c’est la garantie que son placement est suivi avec la plus grande rigueur. Pour approfondir ces aspects, il est possible de consulter le bulletin d’information officiel du T4 2025 qui dĂ©taille l’ensemble des mĂ©canismes de contrĂ´le.
Valorisation du patrimoine et maintien du prix de souscription dans un marché en mutation
La valeur d’un placement en SCPI repose sur deux piliers : le revenu distribuĂ© et la valeur du capital. Au 31 dĂ©cembre 2025, les expertises annuelles ont permis de fixer de nouveaux points de repère pour Primovie. La valeur de rĂ©alisation (la valeur nette des actifs si on les vendait tous demain) s’Ă©tablit Ă 129,10 € par part. La valeur de reconstitution (ce qu’il faudrait payer pour racheter le mĂŞme patrimoine aujourd’hui, frais inclus) est de 152,74 €. MalgrĂ© une lĂ©gère baisse du patrimoine au second semestre, la sociĂ©tĂ© de gestion a dĂ©cidĂ© de maintenir le prix de souscription Ă 164 €.
Ce maintien peut sembler audacieux alors que la valeur de reconstitution est lĂ©gèrement infĂ©rieure au prix de vente. Cependant, la rĂ©glementation permet un Ă©cart de plus ou moins 10 % autour de la valeur de reconstitution. La direction de Praemia REIM estime que la qualitĂ© intrinsèque des actifs de santĂ© et les perspectives de reprise du marchĂ© immobilier en 2026 justifient cette stabilitĂ©. Pour les porteurs de parts, c’est une nouvelle rassurante : il n’y a pas de dĂ©valuation brutale de leur capital, contrairement Ă ce qui a pu ĂŞtre observĂ© sur d’autres vĂ©hicules très exposĂ©s au bureau parisien.
Voici un rĂ©capitulatif des indicateurs de valorisation au terme de l’annĂ©e 2025 :
| Indicateur de Performance 📊 | Valeur au 31/12/2025 💶 | Observation 📝 |
|---|---|---|
| Prix de souscription | 164,00 € | Stable ⚖️ |
| Valeur de reconstitution | 152,74 € | RĂ©fĂ©rence d’achat 📉 |
| Valeur de réalisation | 129,10 € | Valeur nette 🔍 |
| Distribution brute annuelle | 7,48 € | Performance 2025 ✅ |
| Taux de distribution (TD) | 4,04 % | Rendement servi đź’° |
| LTV (Endettement) | 29,2 % | Maîtrisé 🛡️ |
La baisse de 2,80 % de la valeur du patrimoine au second semestre 2025 montre que personne n’est totalement Ă l’abri des ajustements de taux. Cependant, la dĂ©composition de cette baisse rĂ©vèle que les actifs de santĂ© ont beaucoup mieux rĂ©sistĂ© que les actifs de bureaux. C’est tout l’intĂ©rĂŞt d’une SCPI thĂ©matique : elle offre une poche de dĂ©corrĂ©lations par rapport aux cycles immobiliers classiques. En 2026, l’enjeu sera de voir si cette valeur se stabilise ou si un rebond s’amorce, portĂ© par la fin du cycle de hausse des taux d’intĂ©rĂŞt.
Il convient Ă©galement de mentionner l’impact des normes ESG (Environnemental, Social et Gouvernance). Les actifs de santĂ© sont par nature très orientĂ©s vers le « Social ». Primovie continue d’investir pour amĂ©liorer la performance Ă©nergĂ©tique de ses bâtiments, ce qui est crucial pour maintenir leur valeur de marchĂ©. Un bâtiment « vert » se loue plus cher et se revend mieux. C’est un facteur de soutien indirect mais puissant pour la valeur de la part dans les annĂ©es Ă venir.
Le poids de la fiscalité et des frais dans la performance globale
Investir dans une SCPI comme Primovie implique de comprendre la fiscalitĂ© associĂ©e. Pour un rĂ©sident français, les revenus sont soumis au barème de l’impĂ´t sur le revenu et aux prĂ©lèvements sociaux. Toutefois, la part des revenus provenant de l’Ă©tranger (Allemagne, Italie) bĂ©nĂ©ficie d’un mĂ©canisme pour Ă©viter la double imposition, ce qui rĂ©duit la pression fiscale rĂ©elle. C’est un argument souvent mis en avant par les conseillers pour justifier un rendement net attractif par rapport Ă des placements purement français.
Les frais de souscription, bien que significatifs (autour de 10 %), doivent ĂŞtre vus comme un investissement sur le long terme. Une SCPI ne se conserve pas deux ans, mais idĂ©alement plus de dix ans. Sur cette durĂ©e, les frais sont amortis par la distribution rĂ©gulière et l’Ă©ventuelle revalorisation du capital. Dans le cadre d’une stratĂ©gie de diversification oĂą les SCPI dominent le marchĂ©, Primovie reste une brique de fond de portefeuille pour sa thĂ©matique unique et sa rĂ©silience historique.
Les perspectives stratĂ©giques pour l’annĂ©e 2026 : entre arbitrage et consolidation
L’horizon 2026 s’annonce comme une annĂ©e de consolidation pour Primovie. La prioritĂ© absolue reste la gestion du passif et la liquiditĂ©. La sociĂ©tĂ© de gestion a clairement annoncĂ© son intention de poursuivre les arbitrages, en ciblant prioritairement les actifs qui ne correspondent plus Ă la feuille de route du fonds, notamment les surfaces de bureaux rĂ©siduelles. En rĂ©duisant l’exposition Ă l’immobilier tertiaire classique, la SCPI renforce son profil de pure-player de la santĂ© et de l’Ă©ducation, ce qui est son avantage concurrentiel majeur.
La distribution prĂ©visionnelle pour 2026 est estimĂ©e Ă 7,20 € par part. Ce chiffre est prudent et rĂ©aliste. Il tient compte d’un environnement Ă©conomique oĂą la croissance reste molle en Europe, mais oĂą les besoins en soins de santĂ© ne faiblissent pas. Pour maintenir ce niveau, Praemia REIM France pourra s’appuyer sur la signature de nouveaux baux sur les surfaces libĂ©rĂ©es fin 2025. La force de Primovie rĂ©side dans sa capacitĂ© Ă attirer de grands exploitants europĂ©ens qui cherchent des partenaires immobiliers solides pour accompagner leur dĂ©veloppement.
Un autre axe majeur pour 2026 sera la poursuite de la stratĂ©gie ISR (Investissement Socialement Responsable). Le secteur de la santĂ© est particulièrement exposĂ© aux enjeux de bien-ĂŞtre des occupants et de qualitĂ© de l’air. En investissant dans la modernisation technique des cliniques et des rĂ©sidences seniors, Primovie s’assure que son patrimoine reste aux standards les plus Ă©levĂ©s. Cela permet non seulement de fidĂ©liser les locataires actuels, mais aussi d’attirer des investisseurs institutionnels de plus en plus exigeants sur les critères extra-financiers.
Enfin, la dimension europĂ©enne de la SCPI continuera de s’affirmer. Si les opportunitĂ©s se prĂ©sentent, notamment en Europe du Sud ou en Allemagne du Nord, le fonds pourrait saisir des actifs Ă des taux de rendement Ă l’acquisition redevenus attractifs. Après deux ans de gel du marchĂ©, 2026 pourrait marquer le retour de belles opportunitĂ©s pour les investisseurs disposant de liquiditĂ©s. Primovie, en assainissant son bilan fin 2025, se met en position de force pour rĂ©agir si le marchĂ© offre des dĂ©cotes intĂ©ressantes sur des actifs de santĂ© stratĂ©giques.
Pour tout investisseur souhaitant se positionner sur ce secteur, il est essentiel de rester informĂ© via des sources fiables comme le bulletin trimestriel prĂ©cĂ©dent pour comprendre l’Ă©volution de la stratĂ©gie sur le temps long. La constance est souvent la clĂ© du succès en immobilier collectif. En 2026, Primovie semble avoir les cartes en main pour stabiliser sa situation et continuer d’offrir une solution de complĂ©ment de revenus efficace Ă ses milliers d’associĂ©s.
L’importance de l’Ă©ducation et de la petite enfance dans le mix d’actifs
Bien que souvent Ă©clipsĂ© par la santĂ©, le segment de l’Ă©ducation (Ă©coles, crèches) reprĂ©sente un levier de croissance intĂ©ressant. En 2025, ce secteur a montrĂ© une stabilitĂ© exemplaire. Les exploitants de crèches privĂ©es, par exemple, bĂ©nĂ©ficient d’une demande structurelle forte en raison du manque de places dans le secteur public. Pour Primovie, possĂ©der les murs de ces Ă©tablissements offre une garantie de loyer très Ă©levĂ©e. En 2026, cette poche d’actifs continuera de jouer son rĂ´le de stabilisateur, offrant une diversification bienvenue au sein mĂŞme du portefeuille thĂ©matique.
La cession d’une Ă©cole parisienne fin 2025 illustre aussi que ces actifs sont très recherchĂ©s par d’autres investisseurs, ce qui permet de rĂ©aliser des plus-values latentes ou rĂ©alisĂ©es. La rotation du portefeuille est un signe de bonne santĂ© : elle prouve que les actifs achetĂ©s il y a quelques annĂ©es ont pris de la valeur et peuvent ĂŞtre revendus pour rĂ©investir dans des projets plus porteurs ou pour dĂ©sendetter le fonds. Cette agilitĂ© sera le maĂ®tre-mot de la gestion de Primovie tout au long de l’annĂ©e 2026, assurant ainsi la pĂ©rennitĂ© du modèle face aux mutations du marchĂ© immobilier mondial.





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